Occupation rurale gallo-romaine à Bayonne



Aquitaine - 64 - Bayonne
Chemin de Jupiter
Occupation gallo-romaine à Bayonne

Fouille préventive

 

 

 

2010


Sur la commune de Bayonne, à 2,5 km au sud-est de l’agglomération, sur le plateau qui domine l’Adour au sud, un projet immobilier (construction de bâtiments résidentiels) a suscité la prescription d’une fouille d’archéologie préventive. L’opération a été réalisée au cours de l'été 2010, par une équipe de sept personnes, sur une emprise d’environ 5 500 m².
Le diagnostic archéologique mené en amont des travaux avait révélé la présence en cet endroit de deux phases d’occupation distinctes : la première d’époque gallo-romaine, associée à une activité potière, la seconde d’Epoque Contemporaine.
Compte-tenu de ces indices, les travaux de terrain se sont concentrés sur trois thématiques principales que sont : les vestiges d’une occupation gallo-romaine en périphérie de l’agglomération de Lapurdum, l’activité potière antique et les vestiges d’un établissement rural des XIX-XXe siècles.
La surface fouillée (secteur est : 3 450 m²; secteur ouest : 2 000 m²) a révélé les vestiges d’une occupation antique comprise entre la seconde moitié du Ier siècle de notre ère et le VIe siècle. Il s’agit des vestiges d’un habitat rural qui se manifeste par un ensemble de structures caractéristiques, peu denses, toutes négatives à une exception près, sur un terrain non stratifié.
Les vestiges comprennent un four de potier, cinq fosses parmi lesquelles un dépotoir riche en résidus de forge et une fosse d’extraction de matériaux, des trous de poteau et un fossé rectiligne au profil en V constituant probablement la limite occidentale de l’occupation antique.

L’intérêt majeur du site réside sans doute dans l’étude du four de potier (mis au jour dès la phase de diagnostic) et dans celle de la production céramique qui lui est associée. Les vestiges du four sont apparus fortement endommagés, la structure de combustion étant arasée au niveau de la sole. De plan circulaire et d’un diamètre de 1,10 m, cette dernière est constituée d’une plaque d’argile retenue par des soutiens inférieurs, percée de carneaux, et dans laquelle ont été fichées plusieurs tegulae fragmentées ainsi que des imbrices. La chambre de chauffe, l’alandier et l’aire de chauffe située à l’avant du four étaient également conservés. L’étude du mobilier céramique associé à la structure révèle que le four servit à la cuisson de céramiques communes non-tournées à pâte orangée (type B1 et B2) et de céramiques communes tournées à pâte claire (type A31), une production de proximité. D’un point de vue chronologique, d’après les résultats d’une étude archéomagnétique réalisée sur la sole de la structure et ceux d’une datation au radiocarbone, le four aurait fonctionné entre 260 et 420 ap. J.-C.
L’occupation du site à l’Epoque Contemporaine est quant à elle caractérisée par les vestiges totalement arasés d’une ferme, par la présence d’un chemin, le Chemin de Jupiter, ainsi que par une fosse à purin.


Marché privé pour le compte de :

ROBERT ALDAY - SAS GESCOPI
Résidence Maitea, place Koxe Arbiza
64500 Ciboure

 

Surface étudiée : 5 500 m²

 

IKER
Archéologie  et Patrimoine

Pelosastrea

64 780 Saint-Martin-d'Arrossa

t. 05 59 37 93 56