Mines de fer et cuivre des Hurtières



Rhône-Alpes - 73 - Saint-Georges-d'Hurtières
Mine des Hurtières
Exploitations pour fer et cuivre des Hurtières

Etude archéologique pour valorisation

 

 

 

2011


Le massif des Hurtières, situé à l’entrée de la vallée de la Maurienne, dans la chaîne de Belledonne, contient un riche gisement métallifère qui a permis de tirer plus de 1,5 million de tonnes de sidérite et quelques centaines de tonnes de cuivre métallique. Démarrée au moins dès le XIIIe siècle pour cuivre, l’exploitation des filons s’est intensifiée vers le début du XIXe siècle pour le fer. Mal organisés, les chantiers souffraient alors des conflits qui opposaient la multitude d’exploitants concurrents et indépendants. Ce n’est qu’à partir de 1875, avec l’arrivée de la compagnie Schneider – le Creusot, que l’exploitation de l’ensemble du gisement sera réorganisée et rationalisée. En une dizaine d’années les ressources ferrifères sont épuisées et les travaux cessent graduellement. Une modeste reprise initiée au tournant du XXe siècle sera entreprise pour cuivre et galène à partir de 1923. Finalement, avec la crise mondiale, la mine ferme définitivement en 1930.

Depuis une quinzaine d’années, le site minier fait l’objet d’une mise en valeur (Site du Grand Filon) et une partie du réseau souterrain est accessible au public. Projetant d’ouvrir à la visite un nouveau secteur de la mine, la commune de Saint-Georges doit entreprendre des travaux de sécurisation et d’aménagement dans le secteur Sainte-Barbe – Trinité. C’est en amont de ces travaux qu’une opération d’archéologie préventive a été prescrite, visant à étudier les vestiges directement et indirectement concernés par les futurs aménagements. Réalisée au mois d’octobre 2011, l’opération archéologique a mobilisé sur le terrain une équipe de trois archéologues spécialisés dans l’étude des mines.

Dans ce cadre, une large zone couvrant le circuit de la future visite et ses environs, soit environ 5 ha de chantiers et de galeries, a été étudiée, tandis qu’un ouvrage bien particulier a été fouillé. Il s’agit d’un montage, une galerie inclinée de 42 m de longueur pour 30 m de dénivelé, équipée d’un couloir à minerai et d’espaces de circulation.
Un certain nombre d’investigations complémentaires a été mené sur le terrain : études topographiques, géologiques et architecturales ont été combinées à l’analyse des techniques d’abattage et à l’observation des sens de creusement. Les installations d’assistance à l’exploitation ont été étudiées, les mobiliers archéologiques conservés ont été inventoriés in situ. Les travaux de terrain ont été complétés par une étude de la documentation d’archive conservée au Grand Filon.

Les résultats de l’opération se traduisent par une meilleure connaissance du site minier. Il est dorénavant possible de restituer la dynamique d’exploitation et la chronologie, quelques-fois année par année, de l’ensemble de la zone d’étude, tandis que les systèmes de transport, leur organisation et leur évolution dans le temps ont été cernés. La construction en bois constituant le couloir à minerai ainsi que les escaliers et aménagements de circulation liés à l’ouvrage ont été étudiés en détail.
Au-delà du plan strictement scientifique, une large part des données nouvellement acquises peut être utilisée dans le cadre de la mise en valeur de la mine. Les principaux apports concernent l’histoire de la mine et plus précisément la période de la reprise des travaux par la compagnie Schneider, mais aussi la géologie, les techniques d’exploitation mises en œuvre et la datation des ouvrages. L’étude archéologique du couloir à minerai peut servir de base à des travaux de consolidation ou de reconstruction de la structure.


Marché public pour le compte de :
Le Grand Filon

Commune de Saint-Georges-d'Hurtières

Mairie

73220 Saint-Georges-d'Hurtières

 

Surface étudiée : 50 000 m²

 

IKER
Archéologie  et Patrimoine

Pelosastrea

64 780 Saint-Martin-d'Arrossa

t. 05 59 37 93 56