Expertise archéologique à Saint-Sauveur-Camprieu



Languedoc-Roussillon - 30 - Saint-Sauveur-Camprieu

Mines de la concession de Saint Sauveur
Expertise archéologique de la concessionn de Saint Sauveur

Expertise avant mise en sécurité

 

 

 

2008


L’histoire de la concession minière de Saint Sauveur (Gard) débute au XVIIIe siècle, lorsqu’en 1775, de Gensanne, en tournée en Languedoc, fait une halte à Saint-Sauveur et y découvre de la belle mine de plomb tenant argent. Aussitôt, les premiers travaux sont initiés et une première concession est instituée dès 1777.
A partir de 1999, Métaleurop, le dernier concessionnaire, engage la procédure d’arrêt définitif des travaux. Cette procédure comprend la mise en sécurité de plusieurs ouvrages miniers.

Dans ce contexte, le Service Régional de l’Archéologie, souhaitait qu’une expertise archéologique préalable soit effectuée. Cette expertise « a pour but d’évaluer l’intérêt patrimonial des sites miniers, d’en établir une hiérarchie en vue de prescrire des mesures conservatoires  qui doivent conditionner leur devenir ». Les ouvrages étudiés dans le cadre de cette expertise archéologique sont exclusivement des travaux de recherche comprenant quelques zones d’extraction très réduites. L’ensemble des vestiges visités est essentiellement attribuable aux activités minières qui se sont développées entre la fin du XVIIIe siècle et la fin du XIXe siècle, avec d’éventuelles reprises au XXe siècle. La galerie de la Pastre est un ouvrage très bien conservé dont la chronologie d’exploitation, très bien connue, concerne une durée d’activité courte : 1860 – 1861. Entièrement ouverte à l’explosif en roche dure, cette mine comporte un grand nombre de traces de fleurets. L’étude archéologique d’un tel corpus, précisément daté, offre par le biais d’une étude archéométrique la possibilité de démarrer un référentiel chrono-typologique des traces de fleurets. Ce référentiel devrait servir à dater et à caractériser les techniques d’exploitation dans le temps, à l’échelle régionale.

Les travaux expertisés sur le filon romain (FR1 et FR3) ne présentent pas de caractère particulier. Mal conservé, sans chantier d’exploitation et en dehors de la zone principale d’activité de la mine de Villemagne, ce site ne mérite pas d’étude archéologique plus poussée.

La galerie de la Boissière est très mal conservée. Aucun aménagement ou technique d’exploitation particuliers n’y a été observé. La chronologie de cet ouvrage ne présente pas d’intérêt majeur.

Marché privé pour le compte de :
Recylex S.A.
79, rue Jean-Jacques Rousseau
92158 Suresnes cedex 9

 


 

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